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Exposition en ligne La Complainte du progrés

Exposition en ligne

La Complainte du progrès

Artistes exposés : Bernard Joisten | Bruno Peinado | Soraya Rhofir | Peter Stämpfli

A propos de l'exposition

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La Complainte du progrès

SAMEdi 7 Avril | DiMANCHE 6 mai 2018 | galerie

Exposition Organisée par le mrac Occitanie pyrénées-méditerranée | Sérignan

L'exposition interroge les liens que les artistes entretiennent avec la société de consomation, depuis le Popart et les Nouveaux réalistes jusqu'à la génération actuelle.
Notre espace commun, saturé de signes publicitaires, avec ses codes, ses icônes, ses stratégies marketing, ses matériaux issus de l’industrie et ses technologies de pointe mais également ses déchets et rebuts, est un terrain de jeu que les artistes s’approprient et détournent, entre fascination, humour et regard critique.

L'exposition se déroule à la fois à la Médiathèque André Malraux et au MRAC Occitanie Pyrénée Méditerranée à Sérignan.

Les artistes exposés à la Médiathèque André Malraux
Bernard Joisten | Bruno Peinado | Soraya Rhofir | Peter Stämpfli

Les artistes exposés au Mrac Occitanie à Sérignan
Arman | Kader Attia | Richard Baquié | Valérie Belin | Camille Blatrix | Claude Closky | Sara Cwynar | François Daireaux | Fischli & Weiss | Raymond Hains | Camille Henrot | Lynn Hershman Leeson | Judith Hopf | Bernard Joisten | Matthieu Laurette | Justin Lieberman | Mimmo Rotella | Jean-Baptiste Sauvage | Lucie Stahl | Superflex | Jacques Villeglé | Andy Warhol | Tom Wesselmann | Stephen Willats 

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Les Artistes

Peter Stämpfli

Peter Stämpfli s’est attaché dans les années soixante, au sein du mouvement de la Figuration narrative, à puiser ses sujets dans l’environnement quotidien (téléphone, machine à laver, automobile) et les gestes ordinaires (tenir une cigarette), qu’il monumentalise et transfigure, dans un contexte où l’image publicitaire ne cesse de se multiplier. Depuis 1966, sa peinture s’articule autour d’un objet emblématique de la société industrielle et urbaine : le pneu. Depuis plus de cinquante ans, l’artiste a exploré, analysé, décortiqué ce motif, y compris à travers la sculpture, avecuntel approfondissement du détail, des contrastes et des couleurs, que son oeuvre se rapproche de l’abstraction géométrique.

Olsen, 1991 de Peter Stampfli, huile sur toile, 232x300 cmOlsen, 1991. Photo : Jean-Paul Planchon

Olsen, 1991
Huile sur toile, 232 x 300 cm.
Collection Musée régional d’art
contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Sérignan.

 

Bruno Peinado

Bruno Peinado télescope le milieu de l’art avec celui de la vie quotidienne. L’oeuvre « Sans titre (Close Encounter) » se compose d’un réseau de treize caissons lumineux rétro-éclairés de tailles différentes. L’artiste joue avec les modules, il les assemble et les installe dans l’espace. Ils font écho à son intervention « Il faut reconstruire l’Hacienda » (2016), oeuvre pérenne sur la façade de l’extension du Mrac à Sérignan, composée d’une série de panneaux et d’enseignes libérés de tout contenu publicitaire. En les ramenant à leur proximité visuelle avec des tableaux abstraits, l’artiste tisse un lien avec l’histoire de l’art et revisite la question de la couleur sur un support. Ici, l’intensité de la lumière blanche varie suivant le rythme d’une lente respiration, donnant une dimension corporelle à l’oeuvre.

Sans Titre, 2006 de Bruno Peinado Sans titre (Close Encounter), 2006, photographe:Sébastien Agnetti @ADAGP,Paris.

 

Sans titre (Close Encounter), 2006
Méthacrylate blanc diffusant, aluminium soudé et laqué, néon, connectique et transformateur, dimensions variables.
FNAC 07-378 (1 à 13). Centre national des arts plastiques.

 

Soraya Rhofir

Le travail de Soraya Rhofir se nourrit d’une consommation quotidienne du spectacle télévisuel, d’icônes tombées en désuétude, de stratégies illusionnistes et d’artifices décoratifs. L’artiste compose ses images en glanant et en sélectionnant au préalable, sur internet, une banque d’images « en libre service » et qui va lui servir par la suite d’outil, de matériau. L’installation « Double conscience » réunit des sculptures plates représentant des personnages et objets, issus de cette culture visuelle occidentale qu’elle se réapproprie. À travers des références à des mythes antiques et contemporains, se dessine dans cette mise en scène la trame d’un récit d’anticipation ou sa reconstitution. Photo d'une de ses installations.

Double Conscience, impression sur carton et vitrage, 2018 de Soraya RhofirDouble conscience,2010. Détail de l'installation, dimensions variables, cartons et vinyles imprimés. Vue Fondation d'entreprise Ricard, Paris@Soraya Rhofir.

 

Double conscience
Présentation in situ 2018, impressions sur carton (2010), impression sur vitrage (2018). Courtesy de l’artiste

 

Bernard Joisten

Bernard Joisten a développé des créations mêlant une nostalgie et une admiration pour le style de vie dans les pays industrialisés des années 1980 et 1990 avec une pratique teintée d’onirique. Ses oeuvres imprégnées de références cinématographiques et plus particulièrement de l’univers SF, sont conçues comme des indices narratifs qui invitent au parcours mental et à la reconstitution d’un scénario. Ces photographies ont été réalisées dans le cadre de sa résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto au Japon. Avec ces images, fonctionnant un peu à la manière d’un story-board, l’artiste joue avec les représentations d’objets et les décors, dans des mises en scène facilitant l’immersion dans un univers urbain fictionné.

Ombre, 200-2001 de Bernard JoistenOmbre, FNAC 01-764. Crédit photo: Bernard Joisten@ADAGP, Paris.

 

Ombre, 2000-2001
Tirage numérique sur imprimante à jet d’encre, contrecollé sur aluminium, 3 photographies : 51,6 x 102,4 cm chaque.
FNAC 01-759, FNAC 01-762, FNAC 01-764. Centre national des arts plastiques.

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La démarche

Le titre de l’exposition est emprunté à la chanson du même nom de Boris Vian composée en 1956 au sortir de la seconde guerre mondiale. Avec cette chanson, s’augure pour le monde occidental la période des Trente Glorieuses, période de prospérité inédite marquée par une forte croissance économique et l’apparition de nouveaux produits de grande consommation qui révolutionnent les modes de vie.

Dans les années soixante, les artistes du Pop Art puis les Nouveaux Réalistes posent un regard critique sur notre société de consommation triomphante, où s’affiche l’idéologie d’un progrès économique et social à coups de spots publicitaires. Investissant le champ de notre quotidien, ces oeuvres dévoilent, avec sérieux ou malice, la création d’une société individualiste qui érige la consommation – voire la surconsommation – en projet de société. Elles révèlent également, chez les artistes, une forme de jubilation dans l’emploi des matériaux issus de la production de masse et un goût de l’appropriation d’images issues du monde médiatique.

Dès les années 1980, des artistes s’emparent de ces problématiques dans un contexte renouvelé où la marchandisation s’amplifie sous les effets conjugués d’une domination des mass media et d’un développement technologique qui rend les échanges commerciaux toujours plus rapides. Ce sera le début de ce que nous appelons désormais le monde globalisé. Les artistes s’inspirent et détournent les mass media pour opérer une critique d’une société du spectacle devenue omnipotente qui véhicule des images et comportements stéréotypés issus du marketing.

 

JOISTEN Bernard_Ombre_FNAC 01-762.jpgOmbre, FNAC 01-762. Crédit photo:Bernard Joisten@ADAGP, Paris.

 

Une génération actuelle renouvelle l’approche dans un monde complexe et ambigu, un monde digitalement modifié qui ne cesse de prôner la dématérialisation des flux de production et qui dans un même temps, crée des continents de déchets qui engorgent les abords de nos villes occidentales ou ceux des villes tentaculaires d’Inde ou de Chine. Ces artistes nous interrogent sur la façon dont cette réalité mouvante génère de nouveaux rapports physiques et psychologiques à la production / consommation de biens matériels et modifie en profondeur notre pensée sur le monde. À l’image de la ritournelle de Boris Vian, ces artistes nous parlent de ce supplément d’âme qu’on accorde à nos objets connectés, et de la façon dont ces affects sont utilisés dans le champ économique. Explorant les nouveaux usages de production et de diffusion virtuelle des images, ils nous interrogent sur la façon dont nos sociétés glissent doucement mais sûrement de la société de consommation de masse à la société du contrôle généralisé de nos désirs.

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Infos pratiques MAM

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La complainte du progres


Du samedi 7 avril
au dimanche 6 mai 2018


tout public

 

Vernissage
samedi 7 avril à 11h

 

Galerie
Médiathèque André Malraux
1 place du 14 juillet
34500 Béziers

Infos pratiques MRAC

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La complainte du progres


Du samedi 7 avril
au dimanche 16 septembre 2018


tout public

 

Vernissage
samedi 7 avril à 18h30

 

MRAC
146 avenue de la plage
34410 Sérignan

 

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