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Les dossiers des bibliothécaires
Cyclo-biblio 2014

| Dossier publié le 05/09/2014 |

 

Retrouvez sur cette page le journal de bord de notre bibliothécaire parti à vélo sur les routes de France du 6 au 14 août 2014.

16/07 - 23/07 - 30/07 - 5/08 - 6/08 - 7/08 - 8/08 - 10/08 - entretien avec Stéphane Labbé
11/08 - entretien avec Jukka Pennanen - 13 et 14 août

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blue-stamp-logo-with-tail-105.pngDes bibliothécaires sur la route
Cyclo-biblio 2014
pour voir les médiathèques autrement

Du 6 au 14 août 2014, 120 bibliothécaires français et étrangers sont partis à vélo de Montpellier à destination de Lyon, où s'est déroulé le 80ème congrès mondial de l'IFLA (Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et d'Institutions).

Ces 120 bibliothécaires ont visité les médiathèques sur leur parcours, évoqué leur métier, sont allés à la rencontre des usagers et ont assuré ainsi la promotion des bibliothèques, de leurs services et ressources.

Dans le cadre de l'année de la mobilité de l'Agglomération Béziers Méditerranée, nous ne pouvions passer à côté d'un tel évènement. C'est pourquoi la médiathèque a missionné un de ses valeureux agents, Emmanuel Quentin, pour y participer.

Chaque jour, sur notre site internet et nos réseaux sociaux, vous avez pu suivre cette randonnée de 500 kms dans le sud de la France, axée sur la solidarité, l'échange et le partage des connaissances, valeurs essentielles inscrites dans les missions des bibliothèques.

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Article 1

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Cyclo-biblio 2014
pour voir les médiathèques autrement

Article 1 - 16 juillet 2014
En premier lieu, il y a l'annonce. Le Cyclo-Biblio a lieu en France du 6 au 14 Août, de Montpellier à Lyon. Une centaine de bibliothécaires seront de la partie pour échanger autour de leur métier, illustrer combien les médiathèques peuvent s'avérer innovantes et mettre du cœur à l'ouvrage pour le prouver. Le projet est exaltant, on décide de s'inscrire, certains de participer à une aventure humaine à nulle autre pareille. A cet instant, la perspective de sillonner les routes chaque jour, avec une moyenne de 60 kilomètres (avec une journée à 90 tout de même), paraît relativement lointaine, se révèle somme toute assez abstraite.

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Mais le temps passe vite et les éléments pratiques, que j'aborderai bientôt, prennent le pas sur toute autre forme de préoccupation. Jusqu'au jour où le certificat arrive dans la boîte aux lettres. La machine est lancée, pas question de faire du rétropédalage – qui plus est, cette idée ne vient même pas à l'esprit.

La date butoir approche. Il va donc falloir songer à s'équiper... et à s'entraîner ! Emmanuel

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Article 2

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Cyclo-biblio 2014
pour voir les médiathèques autrement

Article 2 - 23 juillet 2014
Le parcours, le programme, les participants

Au début, sur le papier, ça a l'air facile. Ensuite, en y réfléchissant bien, ce sont tout de même 500 kms à parcourir à vélo de Montpellier à Lyon...

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... avec un programme bien chargé !

Cyclobiblio 2014 des participants de tous horizons


Sur le site officiel, les participants se présentent et évoquent les thématiques qu'ils souhaitent aborder pendant cette manifestation pour le moins internationale.

Va falloir songer à réviser l'anglais !
Emmanuel

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Article 3

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Cyclo-biblio 2014
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Article 3 - 30 juillet 2014
L'équipement

Attention de ne rien oublier...
manu-manu.pngMais c'est bien sûr !

...et trois litres d'eau par jour ! + d'infos ici
Emmanuel

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Article 4

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Cyclo-biblio 2014
pour voir les médiathèques autrement

Article 4 - 6 août 2014
Le jour du départ

photo-depart.JPGVous vous en doutez, on ne lâche pas comme ça un médiathécaire dans la nature. Assister à des conférences, suivre des formations pour toujours coller aux mutations, en mesurer les effets, font partie des attributions des professionnels des bibliothèques. Aujourd'hui encore, il convient de dépoussiérer l'image archétypale du bibliothécaire, dévoiler son rôle, prouver son utilité. Avec son aspect sportif, le Cyclo-Biblio s'inscrit également dans cette démarche. C'est pourquoi, la Communauté d'Agglomération, forte de son engagement dans le domaine de la Culture, aussi bien de manière quantitative que qualitative, a tout de suite adhéré à ce projet qui s'inscrivait parfaitement dans l'année de la mobilité.

Tout au long des semaines qui ont précédé mon inscription, ce soutien s'est aussi manifesté au sein même de l'équipe de la médiathèque. Il faut dire qu'à partir du moment où l'inscription a été validée, je leur en ai quelque peu parlé. Pas plus de douze fois par jours en tout cas. Il fallait bien les tenir informés des différentes étapes du parcours, leur faire part des progrès rencontrés lors des entraînements (kilomètres effectués [NDLR Ha ha ha], évolution de la récupération, inventaire du matériel, adéquat ou pas – important le matériel, on n'imagine pas), leur dévoiler presque en temps et en heure les thématiques que nous allions aborder... Il y avait de quoi dire, non ? Et il y en aura d'autant plus à mon retour, qu'ils se le tiennent pour dit !

Voilà, voilà, voilà. Nous y sommes. L'heure du départ a sonné. Après avoir été vérifiés, puis revérifiés et revérifiés encore une fois – sans être toutefois à l'abri d'un oubli -, les bagages sont prêts. Ce n'est pas sans une certaine anxiété teintée d'impatience que je referme la porte de la médiathèque derrière moi, le temps du Cyclobiblio.

Anxiété parce qu'il va falloir pédaler tous les jours pendant un peu plus d'une semaine alors que je n'ai jamais entrepris un périple aussi long, parcequ'il risque de faire chaud, voire très chaud, mais aussi parce qu'il va s'agir de faire tout ça avec des personnes que je ne connais pas. Peu de raisons d'être vraiment inquiet si on y regarde bien. Même si nos langues, horizons et parcours sont différents, nous sommes tous animés, sans aucun doute possible, par la passion de notre métier, celle-là même qui nous pousse à prendre la route dans le but de promouvoir le rôle incontournable des bibliothèques et médiathèques dans notre société.

Impatience donc, aussi. Sans doute pour les mêmes raisons évoquées plus haut. A part peut-être la chaleur, d'accord, je le concède. Et le Mistral. Pour l'avoir pratiqué des années durant, je sais qu'il peut s'avérer bougrement handicapant lorsqu'on lui fait face. Pour le reste, je ne me fais pas de souci, l'équipe à l'initiative de l'édition française du cyclobiblio a fait un travail remarquable à tout point de vue. Rien n'a été laissé au hasard et c'est donc avec impatience, j'y reviens encore, que je me lance dans l'aventure. L'enrichissement d'une telle initiative est au bout du parcours. Il le sera autant d'un point de vue personnel que professionnel. Imaginez un peu ! 100 bibliothécaires ensemble. Une semaine ! Déjà quand des collègues se croisent, que ce soit en visite de médiathèque ou lors de formations, les échanges sont enthousiastes, animés, fructueux... alors là... c'est un peu comme si on laissait mijoter une grande marmite à feu doux. Pas de nourriture en l'occurrence, rien que de l'innovation, dont le résultat devrait assurément se faire sentir sur le long terme. D'une façon ou d'une autre.

Il est 7 h 25. Le rendez-vous est à neuf heures trente pour récupérer mon vélo et retrouver les autres. Anxiété, impatience, un savoureux mélange.

A très vite en tout cas pour les premières impressions à chaud sur le facebook et le twitter de la MAM et pour suivre ce journal de bord un tantinet particulier.

Emmanuel

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Article 5

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 5 - mercredi 6 août 2014

La journée avait bien commencé. Elle s'est finie de la meilleure façon qui soit, en musique.

Arrivé à Montpellier à 8h15, il reste une heure et quart avant de récupérer le vélo au point de rendez-vous, à la cité de la Colombières. Je prends donc un café en face de la gare et la serveuse me demande ce que je suis en train de lire. Je n'ai effectivement pas réussi à rentrer le livre du moment - Quand les ténèbres viendront d'Isaac Asimov - dans le sac déjà bien chargé et... lourd, c'est le mot qui convient. Nous entamons une discussion sur la science-fiction (comblé je suis) qui digresse bien vite sur la lecture en général et le Cyclobiblio. Le concept a pour lui de susciter l'enthousiasme auprès des personnes à qui on en parle. Et ça ne loupe pas cette fois-ci non plus. C'est plutôt rare que l'on me demande ce que je lis dans la rue et à bien y réfléchir, je crois que ça ne m'est encore jamais arrivé. Ce n'est pas faute de me retrouver trés souvent avec un livre dans les mains. Sans y voir aucun signe de superstition, le fait que cela arrive aujourd'hui, en ce début de Cyclobiblio, me fait penser que c'est de bonne augure pour la suite de l'aventure.

Une fois arrivé sur le lieu du rendez-vous, les premiers contacts se font, assez naturellement. Toute l'étape d'inscription, de récupération des gilets, d'affectation des vélos et des appartements est logiquement assez longue étant donné le nombre de participants. Peu importe, cela nous permet de prendre la température, de commencer à échanger sur les parcours de chacun de manière tout à fait informelle.

Départ à vélo de Montpellier - Cyclobiblio 2014

Puis sonne l'heure du départ, direction le Domaine d'O où nous attend notre premier repas tous ensemble dans la pinède, non loin des salles de spectacle qui n'ont pas pu se remplir lors du dernier printemps des comédiens.

Ensuite, direction la médiathèque Emile Zola, première traversée de la ville avec une armada de gilets jeunes fluo. C'est assez impressionnant et, outre le fait que nous soyons parfois obligés de bloquer la circulation pour permettre à tout le monde de passer, cela ne manque pas de faire de l'effet.gilet.jpg

Certaines personnes n'hésitent d'ailleurs pas à nous apostropher dans la rue pour nous demander ce que nous faisons, qui nous représentons. Là encore, une fois la réponse formulée, l'enthousiasme est là. Et l'un des buts de la manifestation est atteint : oui les bibliothèques bougent, vont au devant de leur public, se font connaître, cassent l'image préconçue que l'on a encore d'elles.

L'entrée dans la médiathèque Emile Zola est elle aussi impressionnante. Il faut les voir tous ces vélos prendre place dans le café des Lettres alors que l'établissement est fermé au public.Médiathèque Emile Zola Montpellier - Cyclobiblio 2014 Pour y être venu plusieurs fois, en tant qu'usager d'abord (far far ago) puis en tant que professionnel, le bâtiment et les choix d'implantation des collections ne sont pas des surprises. Néanmoins les médiathèques ont la volonté d'innover, de favoriser de façon toujours plus pertinente l'accès de leurs collections au public. Alors voilà, je prends bien note des innovations en question et des nouvelles approches mises en place. Certaines ne manqueront pas d'intéresser bien des collègues.

Pour finir, deux nouvelles sorties en vélo en coeur de ville. Une pour rejoindre un petit havre de paix où nous mangeons en musique, en toute simplicité et bienveillance. Une autre pour rejoindre nos appartements et dormir, histoire de récupérer pour demain, une journée qui s'annonce aussi chaude qu'aujourd'hui, si ce n'est plus.

Emmanuel

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Article 6

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 6 - jeudi 7 août 2014

Nous avons changé de braquet (NDLR Lire ici ce qu'est un braquet).

55 kilomètres contre 22 pour le lancement du cyclobiblio.

Il faut dire qu'il a vite fait très chaud aujourd'hui, au-delà de trente-deux degrés aux alentours de midi, me souffle-t-on dans l'oreillette. Sans compter que nous avons dû faire face au vent pour la première fois ainsi qu'à nos premiers cols (pour un bibliothécaire, un col peut s'avérer n'être qu'une pente moyenne voire petite). Mais je remarque tout de même une différence notable avec mes entraînements. Quand on est seul ou à deux, les kilomètres défilent mais parfois avec peine. Là, il y a la force du groupe, une forme de synergie qui vous pousse et vous fait sans cesse aller de l'avant sans rechigner. Il y a aussi les discussions que nous avons en chemin mais concernant celles-ci, je m'y pencherai un peu plus dans les jours à venir car c'est aussi un aspect important du cyclobiblio et je ne voudrais pas vous faire crouler sous les mots, d'autant que ce journal de bord du jour ne touche pas encore à sa fin.

Ce matin, donc, nous lâchons quelque peu la ville pour rejoindre... la plage ! Je mets un point d'exclamation comme si c'était un événement mais en réalité, je n'aime pas la plage, c'est comme ça. Cependant nous avons pu admirer de magnifiques paysages sur notre parcours, loin des routes et d'une circulation tonitruante. Pas de circulation tonitruante, non, mais deux avions de chasse d'abord qui semblent se courser assez bas dans le ciel. Nous comprenons alors de quoi il s'agit lorsqu'en arrivant sur la plage, non loin de Palavas-les-Flots, un escadron entier effectue une figure. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agissait de la patrouille de France qui doit parader demain, le 8 août, à Palavas même.

Arrêt à la plage

Petite baignade donc pour ceux qui le souhaitent, tandis que d'autres comme moi récupèrent et profitent du paysage... ou discutent boulot. Eh oui ! On ne se refait pas et nous sommes aussi là pour ça après tout.

Après trois quart d'heure de pause, nous repartons direction la médiathèque Jules Verne de Saint-Jean-de-Védas. Nous sommes suivis par des journalistes de France 3 Languedoc-Roussillon qui nous filment à plusieurs étapes du chemin, puis à la médiathèque elle-même dont le directeur, Pascal Wagner, participe activement au Cyclobiblio.

Chaque fois que je vois cet établissement, je me fais la réflexion qu'il est très bien conçu. Il est sur un seul niveau, avec un patio en son centre, trés lumineux. Les espaces sont aérés. Les fauteuils disséminés en différents points stratégiques invitent à venir s'y installer et d'un point de vue général, on se doute que c'est un lieu que les usagers doivent apprécier dans son ensemble. En tout cas, la médiathèque produit un bel effet auprès des bibliothécaires, de quelque nationalité qu'ils soient.

Médiathèque Pierre VivesTout comme la médiathèque de Pierres Vives (Montpellier) d'ailleurs que nous visitons dans son ensemble et qui surprend toujours par son gigantisme. Nous sommes une fois de plus très bien accueillis (avec ravitaillement d'eau à l'appui). Après une petite présentation des bibliothèques départementales de prêt, nous entamons la visites. Il n'est pas loin de 17h15, et j'avoue que les mollets commencent à tirer un tantinet. Les étirements du soir seront indispensables pour bien commencer la journée suivante qui devrait à nouveau nous faire changer de braquet...

Médiathèque Pierre Vives Montpellier - Cyclobiblio 2014

Nous nous sommes scindés en quatre groupes pour la visite. La partie dévolue à la médiathèque est assez succinte au regard de la taille du bâtiment mais il faut bien se dire qu'elle ne fait pas de prêt au public, que seule la consultation sur place est autorisée. Ce qui a l'air de très bien convenir au public qui a su s'approprier cet outil de façon certaine si l'on en croit les statistiques de présence. Et tout porte à croire que certains de nos collègues ont compris pourquoi.

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Je découvre pour la première fois les dessous des archives départementales où nous sont présentés les différents fléaux qui gangrènent les fonds anciens (les champignons étant les plus connus), les différents outils utilisés pour restaurer les documents, à l'image de cette machine qui ressemble sensiblement à une couveuse. Or il s'agit d'un outil qui sert à insuffler de l'humidité, sur un parchemin pour le rendre moins cassant, plus souple, et pouvoir ainsi le préserver dans son intégralité.


Nous sortons du bâtiment vers 19h30, prêts à en découdre avec un bon repas et une bonne nuit de sommeil, histoire de bien attaquer la journée suivante, avec plus d'entrain encore.

Pardon ? 70 kilomètres ?

Emmanuel

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article 7

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 7 - vendredi 8 août 2014

Les kilomètres, c'est un peu comme un bon gros roman haletant. Au début on compte les pages et puis, on finit par ne plus faire très attention, elles passent les unes après les autres sans qu'on y prête attention.

Avec cette introduction, vous aurez évidemment compris qu'il y a eu beaucoup de kilomètres parcourus aujourd'hui. Ce qui ne veut pas dire que ceux-ci se sont égrenés dans la facilité la plus totale, mais dans l'ensemble ce fut encore une bien belle journée, riche en échanges et en temps forts.

Pour la résumer, vous pourriez prendre les deux journaux de bord précédents, les mélanger et vous ne seriez pas loin de la vérité.

La journée a donc très bien commencé, et elle s'est finie on ne peut mieux, en musique. Et nous avons encore changé de braquet, une des raisons pour lesquelles je vais être plus bref que d'habitude ce soir.

photo3.JPGAu programme du jour, un accueil très chaleureux - les accueils sont toujours ainsi - à Lunel pour une visite du musée Médard, avant de partir pour Sommières, ou cette fois-ci ce ne furent pas des cols mais des collines à gravir (c'est toujours le bibliothécaire qui en rajoute un tant soit peu qui parle). La visite de la médiathèque de Sommières dénote un peu par rapport aux établissements que nous avons visités jusqu'à présent en ce qui concerne sa taille. Juste la taille parce que pour le reste, on devine la motivation et l'implication des agents dans leur service à la population. La perspective des travaux pour agrandir l'espace public en est la preuve (voir ci-contre).

Nous avons ensuite rallié Nîmes via une ancienne voie de chemin de fer aménagée en piste cyclable. Arrivés en ville, nous avons eu la surprise d'être escorté par une brigade de police à moto avant de rentrer dans le Carré d'Art photonimes.JPGsur la musique de Queen, ''We are the champions'' - vous ai-je dit que l'accueil est toujours très chaleureux ?

S'en est suivi une visite libre de l'établissement avant d'entamer les derniers kilomètres (ceci dit entre parenthèses, les plus durs...) pour rejoindre notre dortoir, situé dans le lycée agricole de Rodilhan.

La soirée s'est finie en plein air sur les sons du ''joyeux anniversaire'' dans chacune des langues représentées au cyclobiblio pour célébrer celui, d'anniversaire, de l'un des participants. Je vous laisse deviner l'ambiance festive...

A l'instant où j'écris ces lignes, l'orage gronde. Un premier jour de pluie demain ?

Emmanuel

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article 10 aout

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 8 - dimanche 10 août 2014

Entretien avec Stéphane Labbé

Emmanuel

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article 9

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 9 - lundi 11 août 2014

En général, dans les récits fantastiques où le narrateur tient un journal de bord, survient inévitablement un instant où il s'interroge sur sa santé mentale, où le lecteur sent poindre pour lui l'ouverture des portes de la folie. La rationalité s'estompe au profit d'une perte de repères dont on ne sait finalement où se situe la réalité.

A l'écoute du journal de bord d'hier, vous auriez décemment pu croire que l'événement déclencheur était là, implacable et décisif, dans la voix quelque peu atteinte que je laissais filtrer.

Mais nous sommes loins d'être dans un récit fantastique, et les événements qui se sont suivis hier n'ont rien eu de surnaturel. Il s'est simplement agi de pédaler sur une distance assez conséquente et les papillons infernaux qui s'évertuaient à me brouiller la vue n'étaient dûs qu'à une fatigue hors de l'ordinaire, n'ayant jamais parcouru tant de kilomètres en une seule journée.

Et comme cela n'aura échappé à personne, les jours s'assemblent et ne se ressemblent pas. Les paysages d'hier n'ont rien eu à voir avec ceux d'aujourd'hui et il va de soi que les médiathèques visités aujourd'hui n'ont rien à voir avec celles d'hier puisqu'hier, de visites de médiathèques il n'y en eut point. Et je ne parle même pas de mes jambes ! Exit les papillons infernaux, aux oubliettes les jambes coupées, place à une forme olympique pour un programme de soixante kilomètres le long de la via Rhôna.

photo-montelimar.JPGMais avant tout, rendez-vous dès le matin pour la médiathèque intercommunale de Montélimar où, ce qui frappe d'emblée, c'est la qualité de travail fournie par l'équipe en place, l'énergie dont elle fait preuve. Il y a des signes qui ne trompent pas et le réel plaisir qu'a eu le personnel en place à nous faire visiter la structure fait partie de ces choses. L'attention portée à la cohérence de l'implantation des collections, le soin apporté à la signalétique, les animations mises en place - que nous devinons par les affiches dans les endroits stratégiques - en sont d'autres. Sans parler de la participation au cyclobiblio, le temps d'une journée, de certains membres de cette même équipe.

A ce propos, plusieurs personnes nous rejoignent régulièrement sur le parcours. Qu'il s'agisse de bibliothécaires, de personnes appartenant à des associations autour du vélo, ou qui sais-je encore, leur présence donne encore plus de poids et de crédit à l'événement. Cela nous permet aussi, chacun avec nos horizons différents, de parler de notre métier et de trouver des pistes de réflexions concernant sa pratique.

A midi, enfin plutôt à quatorze heures, nous nous arrêtons à Les Voultes-sur-Rhône, pour un repas une fois de plus excellent - décidément il faut que je parle aussi de la logistique entourant le cyclobiblio mais si je veux tout dire là, maintenant, je risque d'écrire jusqu'à l'heure du réveil, à sept heures demain matin. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée mais je ne manquerai pas d'y revenir.

photo-voultes.JPGLes Voultes-sur-Rhône, donc. La visite de sa médiathèque n'était pas prévue dans notre programme initial mais étant donné que nous avions la chance d'avoir sa dirigeante dans notre "peloton", nous aurions eu tort de nous priver. Un très beau lieu, la encore, adapté à la taillle de sa population semble-t-il, avec une vue dégagée sur les collections, très appréciable et sans doute appréciée de ses usagers.

Restent alors encore 30 kilomètres à parcourir. Autant dire rien du tout. Si, si,si. Les jambes continuent de suivre dans un bel ensemble pour finalement arriver à Bourg-lès-Valence par le bord Rhône, ou les badaux nous saluent, nous adressent des signes d'encouragement.

La médiathèque de la Ville est sans doute la plus impressionnante de toutes celles que nous avons visitées jusque-là. Celle en tout cas que je trouve la plus aboutie et la plus... mince le mot exact me manque mais oui, c'est le genre de médiathèque dans laquelle je suis certain que je me plairais à travailler. Et l'annonce comme quoi l'équipe - avec un comité d'usagers - a collaboré étroitement avec l'architecte pour l'élaboration du bâtiment explique en partie cette impression... Je vous laisse juger sur photos.

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Pour ma part je vais jeter un oeil sur le programme de demain ainsi que sur la météo.

Après vérification, ce sera donc un Valence-Vienne, 83 kilomètres, temps pluvieux. Pour certains, nous sommes déjà dans le nord !

Emmanuel

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article entretien

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 10 - entretien avec Jukka Pennanen

Jukka Pennanen est co-fondateur du Cyclo-Biblio. L'entretien est en anglais. Une traduction sera bientôt disponible. Merci de votre patience.

1. Why and how did you create the Cyclo-Biblio ?

2. Do you think libraries are in danger ?

3. Do you think the Cyclo-Biblio has reached his goals ?

Emmanuel

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article 11 du 13 et 14 aout

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Cyclo-biblio 2014
JOURNAL DE BORD

Article 11 - 13 et 14 août 2014

La fin du périple est proche. Nous le sentons tous. Déjà, ici ou là, les participants évoquent le prochain Cyclo-Biblio. Quand aura-t-il lieu ? Où ? Qui en sera ? Chaque chose en son temps, ces questions n'auront pas leur réponse tout de suite.

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Sans y voir une fois de plus un signe, il pleut. En dehors de l'orage qui a éclaté la nuit lorsque nous étions à Nîmes, c'est la première fois que nous roulons sous la pluie. Et c'est le deuxième accident pour l'un des participants – le premier ayant eu lieu sur la descente des angles à l'approche d'Avignon -, qui malgré son doigt cassé et son abandon, nous rejoindra tout de même à la Mémo, la médiathèque d'Oullins. Oui, on n'arrête pas si facilement un bibliothécaire quand il est lancé dans l' « advocacy », la promotion des bibliothèques !

La radio nationale – France Inter – est présente sur place et peut mesurer l'importance du groupe, mais aussi et surtout toute l'infrastructure et l'organisation que nécessite le Cyclo-Biblio. Le camion de « ravitaillement », dont je n'ai pas encore parlé – mea culpa ! - en est une des représenations. Lorsque nous pédalons, suons sang et... non, pas la peine d'en faire trop non plus, lorsque nous pédalons, donc, il y a des gens derrière le décor qui assurent le maintien du groupe. Que ce soit pour récupérer nos bagages, les amener au point de rendez-vous ou même nous concocter les repas du midi toujours savoureux, au point que je me surprends parfois à donner des coups de pédales plus vigoureux, pensant ainsi me rapprocher plus vite du prochain repas.

photo-emo-hurlevent.pngAprès celui du jour, - une soupe aux multiples épices délicieuse et revigorante – et la visite de la médiathèque d'Oullins, nous partons enfin vers Lyon. Certains de mes collègues s'arrêtent sur le parcours pour donner un livre, un CD, voire même un DVD à une personne croisée dans la rue, un carrefour, lors d'une pause. Nous avions tous emporté avec nous un cadeau à remettre à qui bon nous semblerait, au hasard de nos rencontres. En ce qui me concerne, j'ai donné « Les Hauts-de-Hurlevent », un classique à l'importance déterminante, en tout cas pour moi... Mais vous l'avez bien sûr déjà lu, non ?

Finalement, nous arrivons enfin à Lyon, notre dernière étape. Nous sommes officiellement attendus à la bibliothèque du 5ème arrondissement, au Palais Saint-Jean, en présence d'élus, et de différents représentants du monde des bibliothèques, avec notamment Gilles Eboli et la présidente de l'IFLA, Sinikka Sipilä. Un grand moment pour nous tous avec, oui, une certaine émotion, d'autant que le comité d'accueil était aussi composé de collègues bibliothécaires déjà rencontrés lors de salons littéraires.

Fini le Cyclo-Biblio ? Pas si vite ! Lyon est une belle place en ce qui concerne les bibliothèques et médiathèques et nous aurions eu tort de nous priver d'autres visites que je vous laisse découvrir en photo, avec en premier lieu, la bibliothèque universitaire Lyon 1, puis la Part-Dieu avec une très belle exposition guidée de main de maître, vraiment, Trésors !, tous en rapport avec la ville de Lyon, pour finir, par l'ENSSIB, l'école Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques.

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Voilà. Nous sommes parvenus au bout du voyage, prêts à repartir pour un autre, avec toujours au centre de nos préoccupations, les médiathèques et leur force de proposition en matière d'accès à l'information et de lien social.

Emmanuel

P.S. : J'ai comme un vélo dans la tête

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Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site cyclo-biblio www.cyclingforlibraries.org et suivre leur page Facebook.